Recherche de mots-clés : méthode + outils (2026)
La recherche de mots clés est la première brique de toute stratégie de référencement naturel. Avant d’écrire la moindre ligne, elle consiste à identifier les requêtes que vos clients potentiels tapent réellement dans Google, à mesurer leur volume, à comprendre l’intention qui se cache derrière chacune et à évaluer si vous avez une chance raisonnable de vous positionner. Sauter cette étape, c’est produire du contenu « au feeling » : on rédige sur les sujets qui nous semblent importants, et on découvre six mois plus tard que personne ne cherche ces termes, ou pire, que la concurrence est inatteignable. À l’inverse, une recherche de mots clés bien menée transforme votre production de contenu en investissement piloté par la donnée : chaque article répond à une demande mesurée, vise une intention précise et s’insère dans une architecture cohérente. Dans ce guide, vous allez découvrir une méthode pas-à-pas, les critères pour qualifier chaque requête, les outils gratuits et payants à connaître, ainsi que les erreurs les plus fréquentes qui plombent les débutants.
Qu’est-ce qu’un mot clé, et pourquoi la recherche est-elle décisive ?
Un « mot clé » en SEO n’est presque jamais un mot unique : c’est une requête, c’est-à-dire la suite de termes qu’un internaute saisit dans un moteur de recherche pour trouver une information, un produit ou un service. « Chaussures » est un mot, mais « meilleures chaussures de running pour pronateur » est une requête riche d’intention. C’est cette requête, dans toute sa précision, qui doit guider votre contenu.
La recherche de mots clés est décisive pour trois raisons concrètes :
- Elle aligne votre contenu sur la demande réelle. Plutôt que de deviner ce qui intéresse votre audience, vous travaillez à partir de données de volume et de tendances. Vous arrêtez d’écrire pour vous-même et commencez à écrire pour le marché.
- Elle hiérarchise vos efforts. Toutes les requêtes ne se valent pas. Certaines sont très demandées mais hyper-concurrentielles ; d’autres sont confidentielles mais ultra-qualifiées. La recherche vous dit où concentrer vos ressources limitées.
- Elle structure votre site. En regroupant les requêtes par thème et par intention, vous dessinez naturellement votre arborescence, vos catégories et vos futurs articles. C’est le point de départ d’un cocon sémantique cohérent et d’un maillage interne efficace.
En 2026, le contexte a évolué : l’essor de l’IA générative et des réponses directes dans la SERP n’a pas tué les mots clés, mais il a déplacé le centre de gravité. On ne raisonne plus uniquement en volume brut, mais en intention, en champ sémantique et en complétude. Comprendre ce glissement est essentiel pour ne pas appliquer des recettes périmées : un mot clé n’est plus une cible isolée à « caser » dans un texte, c’est le sommet d’un sujet entier qu’il faut traiter de bout en bout.
Le vocabulaire essentiel pour ne pas s’y perdre
Avant d’aller plus loin, fixons quelques définitions qui reviennent en boucle dans la discipline. Les maîtriser vous évitera bien des confusions au moment de lire la documentation d’un outil ou un brief client.
- Seed keyword (mot clé racine) : un terme générique et large qui sert de point de départ à l’exploration (« café », « assurance », « SEO »).
- Mot clé principal : la requête unique que vous ciblez en priorité sur une page donnée. Elle figure idéalement dans le titre, l’URL et le premier paragraphe.
- Mots clés secondaires : les variantes et requêtes proches que la même page peut couvrir sans créer de page distincte.
- Volume de recherche : le nombre moyen de fois où une requête est tapée par mois.
- Difficulté (KD) : un indice estimant l’effort nécessaire pour figurer en première page.
- SERP : la page de résultats de Google (Search Engine Results Page), qui contient les liens organiques mais aussi les blocs spéciaux (questions, images, vidéos, extraits enrichis).
- Cluster (ou cluster sémantique) : un groupe de requêtes partageant la même intention et traitées ensemble par une seule page.
Ces notions ne sont pas du jargon gratuit : elles structurent toute la suite de la méthode. Un cluster mal défini, et vous produisez trois articles concurrents là où un seul aurait suffi. Un volume mal interprété, et vous investissez des semaines sur une requête sans débouché.
Les trois familles de mots clés : courte, moyenne et longue traîne
Avant de plonger dans la méthode, il faut maîtriser une typologie fondamentale, car elle détermine toute votre stratégie.
| Type | Longueur typique | Volume | Concurrence | Intention | Conversion |
|---|---|---|---|---|---|
| Courte traîne (head) | 1 à 2 mots | Très élevé | Extrême | Floue, ambiguë | Faible |
| Moyenne traîne (middle) | 2 à 3 mots | Moyen | Modérée | Plus claire | Moyenne |
| Longue traîne (long tail) | 4 mots et plus | Faible (à l’unité) | Faible | Très précise | Élevée |
La courte traîne (« assurance », « recette », « logiciel SEO ») cumule des volumes massifs, mais l’intention est tellement large qu’il est presque impossible de proposer une réponse pertinente, et la concurrence est dominée par des marques établies. Pour un site jeune ou de taille modeste, viser ces termes en priorité est une erreur classique : vous dépensez votre énergie sur un terrain occupé par des acteurs disposant d’années d’autorité et de milliers de liens.
La longue traîne, à l’inverse, regroupe des expressions précises au volume individuel faible, mais dont le cumul représente la majorité des recherches sur le web. Leur grand avantage : la concurrence est faible et l’intention est limpide, ce qui se traduit par des taux de conversion bien supérieurs. C’est très souvent par là qu’il faut commencer pour un nouveau site. Le sujet est si stratégique qu’il mérite un guide dédié : consultez notre méthode complète sur la longue traîne SEO pour capter un trafic ultra-qualifié.
La moyenne traîne offre un compromis intéressant : un volume décent, une concurrence accessible et une intention déjà bien dessinée. Une bonne stratégie combine les trois, mais en respectant un ordre : on gagne d’abord en visibilité sur la longue traîne, on consolide son autorité, puis on s’attaque progressivement à des termes plus génériques. Ce mouvement, du précis vers le large, est la trajectoire naturelle d’un site qui se construit méthodiquement.
Les quatre critères pour qualifier un mot clé
Chaque requête candidate doit être passée au crible de quatre critères. C’est ce filtre qui sépare une liste brute de mots d’une véritable stratégie.
1. Le volume de recherche
Le volume indique combien de fois une requête est tapée par mois (en moyenne). C’est un indicateur de potentiel de trafic, mais il doit être manié avec prudence :
- Les volumes affichés par les outils sont des estimations, pas des chiffres exacts. Ne les prenez pas au pied de la lettre.
- Un volume nul affiché ne signifie pas « personne ne cherche » : les outils ignorent souvent les requêtes très spécifiques ou très récentes.
- Un volume élevé sans intention claire ou sans potentiel de conversion peut être un piège : beaucoup de trafic, peu de résultats business.
L’idée n’est pas de chasser le plus gros volume, mais le bon volume : celui qui correspond à votre cible et que vous pouvez réalistement capter. Pensez aussi à la saisonnalité : une requête comme « idées cadeaux » explose en décembre et retombe le reste de l’année ; un volume « moyen » affiché peut masquer un pic très concentré qu’il faudra anticiper dans votre calendrier.
2. L’intention de recherche
C’est, en 2026, le critère le plus important. L’intention est la raison profonde derrière la requête. On distingue classiquement quatre grandes intentions : informationnelle (apprendre), navigationnelle (atteindre un site précis), commerciale (comparer avant d’acheter) et transactionnelle (passer à l’action). Répondre avec le mauvais format — un article de blog là où Google attend une page produit, par exemple — condamne votre page, quelle que soit sa qualité rédactionnelle.
Pour ne pas vous tromper, la règle d’or est simple : tapez la requête dans Google et observez la SERP. Les pages déjà classées révèlent l’intention validée par l’algorithme. Si la première page n’affiche que des comparatifs, n’espérez pas y placer une fiche produit. Ce sujet mérite votre attention : approfondissez avec notre guide sur les 4 types d’intention de recherche et la manière d’y répondre.
3. La difficulté (concurrence)
La difficulté mesure l’effort nécessaire pour atteindre la première page. Les outils SEO proposent généralement un indice de difficulté (souvent noté de 0 à 100), mais il faut surtout analyser qui est déjà positionné :
- Des sites institutionnels, des médias ou des marques très établies en tête ? La requête est probablement hors de portée à court terme.
- Des forums, des sites de niche, des pages anciennes ou peu optimisées ? Il existe une fenêtre d’opportunité.
- Le profil de liens et l’autorité des pages classées vous donnent une idée de l’écart à combler.
Croiser le volume et la difficulté permet de repérer les « quick wins » : des requêtes au volume honnête et à la concurrence faible, idéales pour engranger des premiers résultats. Au-delà de l’indice chiffré, regardez la qualité des contenus en place : si les pages classées sont minces, datées ou répondent mal à l’intention, vous pouvez les dépasser avec un contenu plus complet, même sans autorité supérieure. La difficulté n’est jamais qu’à moitié technique ; l’autre moitié, c’est la qualité éditoriale que vous êtes prêt à fournir.
4. La valeur business
Une requête peut être très recherchée et facile à capter, mais sans aucun intérêt pour votre activité. À l’inverse, une requête à faible volume mais à forte intention d’achat peut valoir de l’or. Posez-vous toujours la question : « Si je classe cette page n°1, est-ce que cela me rapproche d’un objectif concret (vente, lead, abonnement, notoriété) ? » Cette grille de lecture évite de gaspiller des ressources sur du trafic vanity. Un bon réflexe consiste à attribuer à chaque cluster une « intention business » sur une échelle simple — faible, moyenne, forte — afin de pondérer la priorisation finale et de ne pas vous laisser hypnotiser par les gros volumes.
La méthode pas-à-pas pour une recherche de mots clés complète
Voici un processus structuré, applicable que vous débutiez ou que vous vouliez professionnaliser votre approche.
Étape 1 — Définir vos thématiques piliers (seed keywords)
Commencez par lister les grands sujets de votre activité : ce sont vos « mots clés racines » ou seed keywords. Pour un site sur le café, ce serait par exemple « machine à café », « café en grain », « préparation expresso ». Ces racines ne sont pas vos cibles finales, mais le point de départ de l’exploration. Appuyez-vous sur :
- Votre connaissance métier et le vocabulaire de vos clients.
- Les pages de vos concurrents (rubriques, menus, titres d’articles).
- Les questions que l’on vous pose régulièrement (service client, commentaires, réseaux sociaux).
Visez une dizaine de racines pour démarrer : assez pour couvrir votre univers, assez peu pour rester maniable. Chacune ouvrira ensuite des dizaines de requêtes filles.
Étape 2 — Générer un maximum d’idées
À partir de chaque racine, élargissez la liste avec des sources gratuites et abondantes :
- L’autocomplétion Google : tapez votre racine et notez les suggestions proposées. Elles reflètent des recherches réelles et populaires.
- Les « Autres questions posées » (People Also Ask) : ces accordéons dans la SERP sont une mine de requêtes informationnelles et de formats de questions.
- Les « Recherches associées » en bas de page Google.
- Les outils de suggestion qui agrègent l’autocomplétion (voir la section outils).
- Les forums, Reddit, Quora et groupes spécialisés, pour capter le langage naturel et les préoccupations concrètes de votre audience.
- Les modificateurs : déclinez chaque racine avec des préfixes et suffixes (« comment », « meilleur », « prix », « avis », « pas cher », « 2026 », « sans »). Ces variations révèlent quantité de requêtes longues très qualifiées.
L’objectif de cette phase est la quantité : vous voulez un grand réservoir d’idées brutes, sans filtre pour l’instant. Le tri viendra après ; ici, on ratisse large.
Étape 3 — Récupérer les données (volume, difficulté)
Importez votre liste dans un outil capable d’attribuer un volume et un indice de difficulté à chaque requête. Vous transformez ainsi une liste subjective en tableau objectif. Conservez tout dans un fichier (tableur) avec, pour chaque ligne : la requête, le volume estimé, la difficulté, l’intention pressentie et une colonne « priorité ». Ce tableau deviendra votre document de référence ; mieux vaut le structurer proprement dès le départ que de tout reconstruire plus tard.
Étape 4 — Qualifier l’intention de chaque requête
Pour les requêtes les plus prometteuses, vérifiez l’intention en analysant la SERP comme expliqué plus haut. Notez le format dominant (article, comparatif, page produit, vidéo, définition) : c’est lui que vous devrez produire. Repérez aussi les blocs spéciaux affichés (extrait optimisé, carrousel d’images, pack local, vidéos) : ils vous indiquent quels formats Google met en avant et quelles opportunités d’affichage enrichi viser. Cette étape évite l’erreur la plus coûteuse de tout le processus.
Étape 5 — Regrouper par cluster sémantique (keyword clustering)
C’est une étape souvent négligée mais déterminante. Plusieurs requêtes différentes partagent en réalité la même intention et doivent donc être traitées par une seule page. Par exemple, « comment choisir un vélo électrique », « quel vélo électrique choisir » et « bien choisir son vélo électrique » ne justifient pas trois articles : ils appellent un guide unique et complet.
Le keyword clustering consiste à regrouper ces variantes pour :
- éviter la cannibalisation (deux de vos pages se concurrencent sur la même requête) ;
- concentrer votre autorité sur une page exhaustive plutôt que de la diluer ;
- couvrir un champ sémantique large, ce que Google valorise.
Une méthode manuelle simple : pour deux requêtes, comparez leurs SERP. Si les mêmes URL se classent sur les deux, c’est la même intention, donc le même cluster ; si les résultats diffèrent nettement, il s’agit de deux pages distinctes. Chaque cluster devient une page cible, avec un mot clé principal et un ensemble de mots clés secondaires. Cette logique alimente directement votre arborescence et votre stratégie de maillage interne.
Étape 6 — Prioriser et planifier
Vous avez maintenant une liste de clusters qualifiés. Priorisez-les en croisant volume, difficulté et valeur business. Une approche pragmatique pour un site qui démarre :
- Attaquer d’abord les clusters à faible concurrence et bonne valeur (longue traîne rentable).
- Construire progressivement l’autorité thématique autour de quelques piliers.
- Réserver les requêtes les plus concurrentielles pour plus tard, une fois la crédibilité du site installée.
Transformez ensuite cette priorisation en calendrier éditorial : quel cluster, quel format, quelle échéance. Un séquençage logique consiste à publier d’abord les pages « filles » de longue traîne, puis la page pilier qui les fédère, afin que cette dernière hérite d’un maillage déjà en place dès sa mise en ligne.
Du mot clé au contenu : combler le fossé sémantique
Identifier la bonne requête n’est que la moitié du travail. Encore faut-il produire un contenu qui mérite la première place. Or, se classer en 2026 ne consiste pas à répéter le mot clé : il s’agit de couvrir le sujet de façon complète, en utilisant le vocabulaire que Google associe à ce thème — les entités, les termes connexes, les questions adjacentes.
C’est précisément là qu’intervient l’analyse sémantique. Plutôt que de deviner quels termes inclure, vous pouvez analyser les pages déjà gagnantes pour en extraire le champ lexical commun. Un éditeur comme NeuronWriter est conçu pour cela : il analyse la SERP de votre mot clé, en extrait les termes et les questions des pages les mieux classées, puis vous propose un brief et un score de contenu en temps réel au fur et à mesure de la rédaction. Concrètement, après avoir choisi votre mot clé principal via la méthode ci-dessus, vous lancez une analyse pour obtenir la liste des termes à couvrir et vérifier, objectivement, que votre texte est aussi complet que ceux qui vous précèdent. Cela fait le pont naturel entre la recherche de mots clés (quoi viser) et la rédaction SEO (comment l’écrire).
Pour aller plus loin sur la dimension purement lexicale, notre guide sur l’optimisation sémantique d’un texte détaille comment enrichir un contenu sans tomber dans le bourrage de mots clés. L’enjeu est d’écrire d’abord pour le lecteur, puis de vérifier la complétude avec un outil — jamais l’inverse.
Les outils de recherche de mots clés à connaître
Aucun outil unique ne fait tout parfaitement. La bonne pratique consiste à en combiner plusieurs : un pour générer des idées, un pour les volumes, un pour la difficulté, un pour la complétude sémantique.
Outils gratuits
- Google Keyword Planner : l’outil officiel de Google, pensé pour la publicité (SEA) mais précieux pour récupérer des idées et des ordres de grandeur de volume. Gratuit avec un compte Google Ads.
- Google Search Console : indispensable une fois votre site en ligne. Il révèle les requêtes pour lesquelles vous apparaissez déjà, vos positions et vos impressions. C’est une source en or pour découvrir des requêtes que vous n’aviez pas anticipées et des opportunités d’optimisation.
- Google Trends : pour comparer la popularité relative de termes dans le temps et repérer la saisonnalité.
- L’autocomplétion et les recherches associées : gratuites, directement dans Google, idéales pour la phase d’idéation.
- AnswerThePublic et autres agrégateurs de questions : parfaits pour cartographier les questions de longue traîne.
Outils payants (suites complètes)
Les suites professionnelles (de type Semrush, Ahrefs, ou des alternatives plus abordables) offrent des bases de données massives, des indices de difficulté, l’analyse concurrentielle (mots clés « manquants » sur lesquels vos concurrents se classent mais pas vous) et le suivi de positions. Elles représentent un investissement, mais font gagner un temps considérable dès que le volume de travail augmente. Leur valeur principale tient à deux fonctions : le keyword gap (révéler les requêtes que captent vos concurrents et pas vous) et le suivi de positions dans la durée, qui transforme vos décisions en boucle d’amélioration mesurable.
Outils d’optimisation sémantique
C’est une catégorie distincte, et complémentaire des précédentes. Là où Keyword Planner vous donne des volumes, un outil comme NeuronWriter vous dit comment traiter la requête : quels termes et entités inclure, quelles questions couvrir, et à quel point votre brouillon est complet par rapport à la concurrence. Ces outils ne remplacent pas la recherche de volumes, ils la prolongent au stade de la rédaction. Si vous hésitez sur la catégorie, nos comparatifs NeuronWriter vs Surfer SEO et NeuronWriter vs Frase détaillent les différences entre ces solutions.
Une combinaison gratuite-payante très répandue : Google Keyword Planner et Search Console pour les volumes et les opportunités, complétés par un outil sémantique pour la qualité du contenu. Pour démarrer sans budget, ce trio Keyword Planner + Search Console + autocomplétion suffit largement à bâtir une première liste solide.
Les erreurs fréquentes qui sabotent une recherche de mots clés
Même avec de bons outils, certaines erreurs reviennent sans cesse. Les connaître, c’est déjà les éviter.
- Viser uniquement des mots clés à fort volume. C’est le réflexe du débutant : on s’attaque aux termes les plus génériques, donc les plus concurrentiels, et on n’apparaît jamais. Mieux vaut dominer une niche que se noyer dans l’océan.
- Ignorer l’intention de recherche. Produire un article informatif sur une requête transactionnelle (ou l’inverse) garantit l’échec, même avec un excellent contenu. Vérifiez toujours la SERP.
- Confondre le titre que l’on imagine avec la vraie requête. Le libellé qui vous semble naturel n’est pas forcément celui que tapent les internautes. Fiez-vous aux données, pas à votre formulation préférée.
- Créer une page par variante de mot clé. C’est la voie royale vers la cannibalisation. Regroupez les variantes d’une même intention sur une seule page solide.
- Prendre les volumes pour des vérités absolues. Ce sont des estimations. Un terme « à zéro volume » peut convertir, et un gros volume peut ne rien rapporter.
- Faire la recherche une seule fois. Le langage évolue, de nouvelles requêtes apparaissent, la concurrence bouge. La recherche de mots clés est un processus récurrent, pas un événement ponctuel.
- Négliger le contenu existant. Avant de viser de nouvelles requêtes, exploitez la Search Console pour optimiser les pages qui se positionnent déjà en deuxième page : ce sont souvent les gains les plus rapides.
Bonnes pratiques et vision long terme
Pour finir, quelques principes qui distinguent une démarche amateur d’une stratégie durable.
- Pensez en thématiques, pas en mots isolés. Google récompense l’autorité sur un sujet entier. Couvrez un thème en profondeur via plusieurs pages reliées entre elles plutôt que d’éparpiller des mots clés sans cohérence.
- Documentez tout dans un fichier vivant. Un tableur centralisant requêtes, volumes, intentions, clusters et statut de production devient votre tour de contrôle éditoriale.
- Intégrez la recherche au cycle complet. La recherche de mots clés ne vit pas seule : elle nourrit votre architecture, votre rédaction et votre maillage. Elle s’inscrit dans une démarche globale de référencement naturel qu’il faut comprendre dans son ensemble.
- Mesurez et ajustez. Suivez vos positions, identifiez ce qui fonctionne, doublez la mise sur les formats qui rankent et révisez les pages qui stagnent.
- Gardez l’utilisateur au centre. Derrière chaque requête, il y a une personne avec un besoin. La meilleure stratégie de mots clés est celle qui répond le mieux à ce besoin — les volumes et les scores ne sont que des indicateurs au service de cet objectif.
Si vous débutez complètement, ne vous laissez pas intimider par l’outillage : commencez petit, avec une poignée de clusters de longue traîne bien choisis, publiez des contenus réellement utiles, mesurez, puis élargissez. C’est cette discipline répétée, plus que n’importe quel outil, qui finit par construire la visibilité. Et pour relier le « quoi viser » au « comment l’écrire », gardez en tête qu’un outil comme NeuronWriter ne fait que matérialiser une exigence simple : être, sur votre requête, la page la plus complète et la plus utile de la première page.
Conclusion
La recherche de mots clés n’est ni une formalité ni une chasse au plus gros volume : c’est un travail d’enquête qui aligne votre contenu sur la demande réelle, l’intention des internautes et vos chances objectives de vous positionner. En suivant une méthode rigoureuse — définir vos thématiques, générer des idées, qualifier volume, intention, difficulté et valeur, puis regrouper en clusters et prioriser — vous transformez une intuition floue en feuille de route solide. Outillez cette démarche intelligemment : les outils gratuits de Google pour les volumes et les opportunités, une suite payante si votre volume le justifie, et un outil d’analyse sémantique pour vous assurer que votre contenu est aussi complet que les pages déjà gagnantes. Pour comprendre comment tout cela s’articule dans une stratégie d’ensemble, partez de notre guide indépendant sur NeuronWriter et de ses ressources associées. Enfin, rappelez-vous que la recherche de mots clés n’est jamais terminée : c’est un cycle que l’on répète et que l’on affine, au rythme de l’évolution de votre marché et des intentions de votre audience.
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Quelle est la différence entre un mot clé et une requête ?+
Dans le langage courant, on emploie les deux termes comme synonymes, mais en SEO une « requête » désigne précisément la suite de mots qu'un internaute tape dans Google, dans toute sa formulation réelle. « Chaussures » est un mot ; « meilleures chaussures de running pour pronateur » est une requête riche d'intention. C'est cette requête complète, et non le mot isolé, qui doit guider votre contenu, car elle révèle un besoin précis auquel votre page doit répondre.
Comment connaître le volume de recherche d'un mot clé gratuitement ?+
Le Google Keyword Planner, accessible gratuitement avec un compte Google Ads, fournit des fourchettes de volume et des idées de requêtes. Une fois votre site en ligne, la Google Search Console montre les requêtes pour lesquelles vous apparaissez déjà, avec impressions et positions. Google Trends complète le tableau en révélant la saisonnalité. Gardez à l'esprit que tous ces chiffres sont des estimations : ils servent à comparer des ordres de grandeur, pas à prédire un trafic exact.
Faut-il payer un outil pour faire une recherche de mots clés ?+
Non, pas pour débuter. La combinaison Google Keyword Planner, Search Console, autocomplétion et People Also Ask suffit à bâtir une première liste solide sans dépenser un euro. Les suites payantes comme Semrush ou Ahrefs deviennent utiles quand le volume de travail augmente : elles automatisent l'analyse concurrentielle, le suivi de positions et la détection des requêtes que captent vos concurrents. Un outil d'optimisation sémantique comme NeuronWriter intervient plus tard, au stade de la rédaction, pour vérifier la complétude de votre contenu.
Qu'est-ce que le keyword clustering et pourquoi est-ce important ?+
Le keyword clustering consiste à regrouper plusieurs requêtes qui partagent la même intention de recherche pour les traiter sur une seule page. Par exemple, « comment choisir un vélo électrique » et « quel vélo électrique choisir » appellent un guide unique, pas deux articles distincts. Cette pratique évite la cannibalisation (deux de vos pages se concurrençant sur la même requête), concentre votre autorité sur un contenu exhaustif et vous aide à couvrir un champ sémantique large, ce que Google valorise. Pour vérifier que deux requêtes appartiennent au même cluster, comparez leurs résultats : si les mêmes URL se classent, c'est la même intention.